mardi 25 juin 2024

la mairie de Salazac préfère restaurer les escaliers de l'église que les canalisations du lavoir du village

 

Lors d'un conseil municipal du printemps 2024, la mairie de Salazac a évoqué sa volonté de restaurer les escalier de l'église Saint Clément.

Quand j'ai demandé avec quels fonds, on m'a répondu ne pas savoir et ironiquement on m'a demandé si je voulais faire un don.

Or les escaliers de l'église Saint Clément sont ouverts au public une fois par an, lors des journées du patrimoine en septembre.

Tandis que c'est tous les jours que nous voyons au centre du village lavoir et fontaine vides.

L’extérieur du lavoir a été rénové par la Communauté de Communes en 2009 et inauguré en grandes pompes à cette date... tandis que la municipalité a laissé se détériorer les conduites d'eau sans les entretenir (d'autres fuites sont à déplorer dans les canalisations du village) et que lors de la dernière mise en eau du lavoir au printemps 2023, la maison située en dessous aurait eu des remontées d'eau.

La municipalité de Saint-Julien-de-Peyrolas a eu l'intelligence d'entretenir son lavoir et de le raccorder à une autre source que l'eau potable et assainie en 2016, en faisant des travaux, de façon à ne plus dépendre des arrêtés préfectoraux lors des sécheresses. D'autres communes dans le secteur ont fait de même (Saint-Laurent de-Carnols, Goudargues…) il y a plusieurs années, dénotant une bonne gestion de leurs ressources en eau et de leur patrimoine.

La maire ce printemps m'a dit que la municipalité n'avait pas l'intention de remettre en eau le lavoir en raison de ces fuites d'eau, sans exprimer aucune velléité de les réparer. Elle se décharge aussi en disant que c'est à la SAUR de s'occuper des canalisations, alors que la SAUR n'a pas vocation à s'occuper des lavoirs.

Quoi qu'il en soit, si la commune trouve des finances pour restaurer les escaliers de l'église, pourquoi ne saurait-elle en trouver pour le lavoir? Celui-ci fait partie du patrimoine architectural de notre village au même titre que l'église, et savait autrefois (avant 2019) rafraîchir le cœur du village désormais exsangue.

Nous sommes plusieurs au village à souhaiter que recoulent lavoir et fontaine.

Il me semble que j'ai été suffisamment patiente depuis les dernières élections municipales en 2020 en laissant la nouvelle municipalité s'emparer du sujet, ce que visiblement elle ne fait pas.

J'en appelle donc à tous ceux qui ont envie de revoir lavoir et fontaine couler comme avant à s'exprimer (et je sais que nous sommes nombreux, pour avoir en discuté) et à s'emparer de ce problème.



vendredi 14 avril 2023

La mairie oublie de prévenir qu'il est interdit de remplir les piscines depuis le 7 avril 2023

 Omission facile!


A la page 13 du Salazac infos d'avril 2023, la mairie rappelle aux propriétaires de piscines de "ne pas vidanger les bassins et d'effectuer les mises à niveau après 20h et avant 6 heures".


Mais la mairie oublie de dire un point très important : pour ceux qui n'auraient pas encore rempli leur piscine, il est interdit de le faire depuis l'arrêté préfectoral du 7 avril 2023 qui met le village en alerte (au lieu de vigilance).

Sans compter toutes les autres interdictions que la mairie se garde bien de signaler, ne voulant pas jouer les trouble-fêtes alors que la situation des nappes phréatiques est encore plus catastrophiques que l'année dernière (du type, ne pas laver sa voiture etc).

Même les 53 mesures gouvernementales promulguées au mois de mars dernier, de l'avis des scientifiques, seront insuffisantes.

Le plus drôle, lu aussi dans Salazac infos

"Des spécialistes ont alerté depuis de nombreuses années sur les sécheresses et le réchauffement climatique à venir"

Alors pourquoi les élus n'ont pas réagi plus tôt?


Certaines communes du Var et d'Ardèche ont gelé les permis de construire (habitations et piscines), mais Salazac continuent de les délivrer.

Sophie Guigue m'a même dit qu'une mairie ne pouvait pas interdire les piscines, alors que c'est faux, c'est possible, c'est juste qu'elle ne souhaite pas prendre ses responsabilités.

Si l'eau manque, c'est la nourriture qui va manquer, en commençant par devenir plus chère. 

Si l'eau manque, si la biodiversité s'effondre, c'est toute notre civilisation arrogante et égoïste, repliée sur ses petites piscines personnelles, qui va disparaître. Et nos enfants avec.

La civilisation de la surconsommation et des loisirs a mangé toutes les ressources planétaires. 

Sans un rapide changement de nos façons de vivre, les conditions de vie sur terre vont empirer pour le vivant. 

Mais les politiques se préoccupent seulement de se faire réélire, après eux le déluge (sans jeu de mot)


vendredi 31 mars 2023

Des communes du Var et d'Ardèche stoppent les constructions pour cause de pénurie d'eau, tandis que la maire de Salazac il y a un an prétendait que cette compétence n'était pas de son ressort


Il y a quelques mois, Madame la maire m'avait expliqué qu'elle ne pouvait pas interdire de nouvelles constructions sur la commune de Salazac car cela devait venir d'une consigne nationale, et qu'elle n'avait pas ce pouvoir.


Or il semble que cela soit faux puisque dans le Monde d'aujourd'hui il est question de communes du Var qui suspendent les permis de construire en raison du dérèglement climatique.

https://www.lemonde.fr/planete/article/2023/03/31/la-secheresse-oblige-des-maires-du-var-a-suspendre-les-permis-de-construire-le-dereglement-climatique-cela-devient-concret-pour-nous_6167711_3244.html

La semaine dernière il s'agissait de communes d'Ardèche,

https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/ardeche/video-plus-assez-d-eau-en-ardeche-pour-delivrer-des-permis-de-construire-dans-22-communes-2738174.html


Madame la maire ne doit donc pas se décharger sur l'Etat pour justifier son inaction, mais prendre ses responsabilités.


Je vous transfère les liens, en espérant que la commune saura réfléchir avant qu'il ne soit trop tard, à un problème qui se profile depuis des années mais que les politiques, malgré les avertissements des scientifiques, n'ont pas voulu anticiper, préférant rendre leurs terres constructibles et s'enrichir aux dépens des intérêts collectifs.


A méditer avant qu'il ne soit trop tard.

Et que de possibles nouveaux habitants se retournent contre les mairies pour leur avoir permis de construire y compris des piscines sans les avoir prévenus des risques.

Ou que de possibles anciens habitants se retournent contre la mairie pour n'avoir pas su préserver la ressource en eau de leur village.


vendredi 23 septembre 2022

Lettre ouverte à la mairie concernant l'installation d'un compost communal à Salazac

 Je retranscris ici un mail envoyé à la mairie de Salazac le 23 septembre 2022


A‌ l'attention de l'ensemble du conseil municipal de Salazac



Bonjour,

Je tiens à revenir sur l'éventualité de l'installation d'un compost communal sur la commune de Salazac.

Conformément à l'Article L. 541-21-1 du code de l’environnement

http://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000041627130/#:~:text=pr%C3%A9cis%C3%A9es%20par%20d%C3%A9cret%20%3B-,%2Dles%20biod%C3%A9chets%20contenus%20dans%20des%20emballages%20non%20compostables%20ou%20non,des%20conditions%20pr%C3%A9cis%C3%A9es%20par%20d%C3%A9cret.

"I.-Les personnes qui produisent ou détiennent des quantités importantes de déchets composés majoritairement de biodéchets sont tenues de mettre en place un tri à la source de ces biodéchets et :-soit une valorisation sur place ;-soit une collecte séparée des biodéchets pour en permettre la valorisation et, notamment, favoriser un usage au sol de qualité élevée.
(...)
Au plus tard le 31 décembre 2023, cette obligation s'applique à tous les producteurs ou détenteurs de biodéchets, y compris aux collectivités territoriales dans le cadre du service public de gestion des déchets et aux établissements privés et publics qui génèrent des biodéchets."


Conformément à la loi du 10 février 2020 relative à la lutte contre le gaspillage et à l'économie circulaire, dite loi anti-gaspillage

http://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFSCTA000041553762

‌Le tri à la source des biodéchets, c'est-à-dire au plus près du lieu de génération chez les ménages comme chez les entreprises, est nécessaire pour détourner ce flux de déchet de l’élimination, et permettre un retour au sol de qualité par une valorisation agronomique de ces déchets biodégradables.
Conformément à la loi du 10 février 2020 relative à la lutte contre le gaspillage et à l'économie circulaire, dite loi anti-gaspillage, la généralisation de ce tri à la source est prévue d’ici le 1er janvier 2024 pour tous les producteurs de déchets en France (collectivités et administrations, ménages, professionnels, etc) .

il sera donc interdit de mélanger les biodéchets à la poubelle ménagère, que ce soit en 2023 ou 2024 la date importe peu, c'est une échéance brève.

Par conséquent, la commune de Salazac ne peut pas justifier abandonner l'idée d'un compost communal sur le simple fait qu'aucun habitant (à part moi) n'ait répondu à son appel à bénévoles pour s'occuper du compost communal éventuel. On ne peut pas hypothéquer la réflexion écologique urgente à un hypothétique appel à bénévoles.
D'autant que certains élus conseillers municipaux pourraient aussi montrer l'exemple et se porter volontaires (puisqu'a priori ils ont à cœur le collectif), et que la présence d'un employé communal constitue aussi un élément à prendre à compte..

D'autre part, il m'a été expliqué après un conseil municipal que la commune s'en remettait aux compost individuels. Or, cela n'est pas possible étant donné que certaines personnes ne possèdent pas l'espace nécessaire à l'installation de composteur.

Il est donc urgent que la commune, d'ici 2024 et pour l'avenir de la planète, se penche de façon sérieuse sur l'installation d'un compost communal à Salazac.
Il serait d'ailleurs opportun d'expliquer aux habitants que cela permettrait d'alléger la facture ordures ménagères à partir du moment où sera en vigueur la redevance incitative.

Dans l'attente de votre réponse.

Cordialement.

Anne Barbusse

PS. Copie dans le blog Salazac ou les infortunes de la démocratie, pour information aux habitants.

Tuile du potager arrachée en août 2022, remise aussitôt

 Comme cela était déjà arrivé en 2019, alors que je m'étais absentée quelques jours, une personne malintentionnée, désœuvrée et vindicative, a arraché la tuile scellée à l'entrée du potager, vers la mi-août 2022.

Je précise qu'aucun débris ne se trouvait sur le sol, donc la tuile n'est pas tombée seule, elle a tout simplement disparu!


J'ai aussitôt remis cette tuile, qui toujours tel un phénix renaîtra de ses cendres.



Serait-ce la même personne qui a scié le collier de la chèvre en juillet dernier?

La personne se reconnaîtra, dans sa malveillance et le profonde désœuvrement qui la fait agir de façon erratique et malintentionnée...

samedi 6 août 2022

Un article à propos de mon blog sur Mediapart ("Anne Barbusse ou le combat d'une femme écologiste à Salazac")

Un ami poète et écrivain, Eric Dubois, habitant la région parisienne, est venu passer dix jours de vacances chez moi en juillet 2022.

Il est reparti marqué par la sécheresse, les canicules, et aussi par le fait qu'on ait scié le collier de ma chèvre.

De retour à Paris, il a écrit un article dans le Club de Mediapart paru il a quelques jours, sans me concerter, car il a été impressionné par mon combat depuis plus de vingt as pour l'écologie, par mon combat contre l'ancienne mairie, et par le blog "Salazac ou les infortunes de la démocratie".

Je joins le lien pour cet article sur Mediapart

https://blogs.mediapart.fr/eric-dubois/blog/030822/anne-barbusse-ou-le-combat-dune-femme-ecologiste-salazac-gard





Cet article m'a valu plus  de 500 visites en une journée sur le blog!

Merci à Eric pour son soutien, l'écologie en a bien besoin avec les chaleurs et la sécheresse qui nous submergent...

Puisse cet article faire réfléchir sur la transition énergétique et le nécessaire changement civilisationnel qui nous incombe.

vendredi 29 juillet 2022

Collier de ma chèvre scié deux jours après son arrivée au village

 On m'a donné une chèvre mardi dernier, elle est restée deux jours dans le champ en dessous de mon potager avec ses deux cabris. J'avais attaché la chèvre à un piquet en attendant d'installer un parc amovible que je venais d'acheter. Le deuxième jour entre 14 heures et 16 heures elle a été vue sur la route avec ses deux cabris. Elle a été récupérée par celui qui me l'a donné dans l'après-midi. Le soir j'ai constaté que son collier avait été coupé d'une coupe nette et franche. 



Moralité : quand on construit une piscine à Salazac en plein été caniculaire et en pleine sécheresse, cela ne pose de problème à personne, mais quand on prend une chèvre dans un village qui soi-disant veut relocaliser l'agriculture, deux jours après son collier est scié au moment même où je m'étais absentée du village (ma voiture n'était plus sur le parking).




Est-ce l'œuvre de quelqu'un qui ne supporte pas que je prenne une chèvre dans un village dont le PLU datant de 2009 stipule dans son introduction que l'agriculture est terminée à Salazac et que maintenant il faut en faire un village résidentiel (donc légitimer de passer en terres constructibles les anciennes terres agricoles) ?

Est-ce l'œuvre d'un extrémiste animaliste ne supportant pas qu'une chèvre soit attachée? (dans ce cas-là cette personne a-t-elle pensé que les cabris auraient pu se faire tuer sur la route?)


Est-ce l'œuvre de quelqu'un qui m'en veut pour tout ce que j'ai fait pour défendre le potager contre l'ancienne mairie?



Qui dans le village ne souhaite pas que j'aie une chèvre?

Demain matin samedi je dépose plainte à la gendarmerie de Cornillon.

J'ai demandé également rendez-vous avec la maire de Salazac lundi prochain.

Payés pour ne pas répondre à une lettre ouverte, nos élus cherchent un bénévole pour le compost communal

 Cherchez l'erreur. Trois mois après la lettre ouverte adressée à la mairie et à la commission eau, restée sans aucune réponse, les élus...